Communiqués de presse

Synthia est bien vivante et elle est parmi nous : panacée ou boîte de Pandore ?

Alors que Craig Venter annonce avoir réussi à créer la vie en laboratoire, l'ETC Group appelle à un moratoire mondial sur la biologie synthétique.

Dans un article paru aujourd'hui dans la revue Science, l'institut J. Craig Venter et la société Synthetic Genomics Inc. ont annoncé la création, en laboratoire, du premier organisme autoreproducteur dont le génome a été assemblé de toutes pièces au moyen d'une machine. (1) Cet organisme synthétique, dont l'ETC Group avait déjà annoncé la création et qu'il avait baptisé "Synthia" il y a trois ans, va susciter de vives controverses sur la pertinence, sur le plan éthique, de créer la vie artificiellement et sur les implications de la biologie synthétique, qui constitue un domaine encore pratiquement inconnu.

Expériences de géoingénierie contestées lors d'une réunion de l'ONU à Nairobi

Au moment où l’on apprend qu’une expérience à grande échelle en blanchissement des nuages est en préparation, une coalition mondiale exige un arrêt immédiat de la géoingénierie. Les premières discussions de l’ONU sur ce sujet en trente ans commencent aujo

Dans le sillage des révélations, faites dans l’édition du journal London Times (1), selon lesquelles une équipe de scientifiques et d’ingénieurs financés par le milliardaire Bill Gates prévoirait effectuer bientôt un essai, sur une superficie de 10 000 kilomètres carrés, d’une technologie controversée de « blanchissement des nuages », plus d’une centaine de groupes de la société civile exhortent les chefs de gouvernement qui sont présents à la rencontre sur la diversité biologique, à Nairobi, à empêcher dès maintenant toute expérience en géoingénierie. La géoingénierie, qui se veut une solution rapide au problème des changements climatiques, englobe diverses manipulations technologiques à grande échelle et potentiellement dangereuses visant à modifier délibérément les systèmes de la planète.

Lettre ouverte au Climate Response Fund et au Comité organisateur scientifique

Objet : Conférence internationale d’Asilomar sur les technologies de modification du climat 22-26 mars 2010

En tant qu’organismes de la société civile et que mouvements sociaux cherchant à trouver des solutions constructives pour contrer les changements climatiques, nous désirons exprimer notre profonde inquiétude face à la rencontre organisée de façon privée sur la géoingénierie qui se déroulera prochainement à Asilomar, Californie. Son objectif déclaré, qui est d’« élaborer un ensemble de directives volontaires ou de meilleures pratiques permettant de procéder à des recherches et à des essais, de la façon la moins préjudiciable et risquée possible, sur les modifications du climat et les technologies en matière de géoingénierie proposées », nous engage trop rapidement dans une mauvaise voie, et ce, sans prévoir aucune limite de vitesse.

La géoingénierie englobe diverses manipulations technologiques à grande échelle du climat et des systèmes connexes, réalisées au moyen de techniques comme l’injection d’aérosols à base de sulfates dans l’atmosphère, la fertilisation des océans et le blanchissement des nuages. Or à l’heure actuelle, la priorité ne devrait pas consister à déterminer les conditions dans lesquelles ces expérimentations devraient avoir lieu, mais plutôt à savoir si la communauté des nations et des peuples considère la géoingénierie comme une avenue acceptable sur les plans technique, juridique, social, environnemental et économique.

Les partisans de la géoingénierie préconisent l’expérimentation de technologies à haut risque

Des normes volontaires pour prendre la planète en otage

Si la plupart des scientifiques ont quitté la Conférence de Copenhague sur le climat plutôt déprimés quant à la force de leur influence, un petit groupe de défenseurs de la géoingénierie en sont sortis enhardis par l’absence de résultats et l’incertitude qui en découle face à l’avenir. Ce groupe de scientifiques souhaite procéder à des recherches et à des expérimentations sur des technologies de géoingénierie controversées, et la « gestion du rayonnement solaire » (GRS) suscite chez eux un réel enthousiasme. La GRS est un type d’intervention permettant de « faire baisser le thermostat de la planète » en réfléchissant une portion des rayons solaires dans l’espace, au moyen d’une variété de techniques allant du déploiement d’écrans parasols dans l’espace à l’injection d’aérosols à base de sulfates dans la stratosphère, en passant par le blanchissement des nuages. Ces interventions très risquées pouvant altérer la planète auraient pour effet d’influer sur le réchauffement climatique sans pour autant s’attaquer à sa cause, qui est la concentration excessive de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Déclaration: Réfléchissons avant d'agir!

LA SOCIÉTÉ CIVILE APPELLE À UNE ÉVALUATION DES TECHNOLOGIES DANS LE CADRE DE TOUTE ENTENTE À COPENHAGUE

Le transfert de technologies constitue l’un des quatre principaux sujets qui seront discutés à Copenhague dans le cadre des négociations sur les actions de coopération à long terme (les trois autres étant l’atténuation, l’adaptation et le financement).  Le texte de négociation intergouvernemental qui fait l’objet de discussions envisage diverses mesures visant à accélérer la diffusion des technologies.

Communiqué de Presse: RÉFLÉCHIR AVANT D’AGIR!

La société civile alarmée face aux solutions technologiques miracles au changement climatique proposées à Copenhague

Plus de 160 groupes de la société civile, englobant des mouvements sociaux et des organisations non gouvernementales (ONG), ont rendu publique unde déclaration conjointe portant sur la technologie, intitulée « Réfléchissons avant d’agir ! ». La déclaration vise à alerter les gouvernements devant l’absence, dans le projet d’entente sur les technologies de Copenhague, de toute mention d’un mécanisme d’évaluation environnementale et sociale fondé sur le principe de précaution.

Toitures blanches, poussière noire et pentes glissantes

Les ingénieurs climatiques prônent des solutions technologiques dans la foulée des négociations mondiales

Le discours prononcé la semaine dernière (May 2009) par Steven Chu, Secrétaire à l’énergie des États-Unis, qui proposait de peindre les toitures et les routes en blanc afin de réfléchir les rayons solaires, pourrait bien constituer une nouvelle tentative de tâter le terrain international sur le sujet controversé de la géoingénierie.[i] « À la veille de la conférence de Copenhague, il importe que la Maison-Blanche déclare de façon non équivoque que le gouvernement américain ne compte pas donner le feu vert à la géoingénierie », a dit Pat Mooney, directeur général de l’ETC Group, une organisation de la société civile vouée à la surveillance des nouvelles technologies et dont le siège se trouve à Ottawa. Préalablement à la rencontre des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) au Danemark, en décembre prochain, les organes subsidiaires de la CCNUCC se réunissent cette semaine et la semaine prochaine à Bonn, Allemagne. « Un travail de peinture planétaire peut paraître anodin, mais ces toitures blanches pourraient constituer un dangereux précédent : l’utilisation d’une technologie en apparence inoffensive qui ouvre la porte à des initiatives plus risquées en géoingénierie », suggère M. Mooney.[ii] La géoingénierie englobe diverses manipulations délibérées à large échelle de l’environnement terrestre, dans le but premier de contrer les effets des changements climatiques.

Les semences-suicide – La suite : le Transcontainer de l’UE transforme Terminator en zombie

TC Group lance aujourd’hui Terminator -La suite, un communiqué sur une nouvelle recherche en rapport avec les semences-suicide et autres technologies relatives aux semences GM (génétiquement modifiées) qui constituent une menace inacceptable pour les agriculteurs, la biodiversité et la souveraineté alimentaire.

ETC Group nous parle aujourd’hui d’une nouvelle cuvée de technologies du génie génétique, présentées comme une solution biosécuritaire à la dissémination non désirée des transgènes de cultures, arbres et plantes pharmaceutiques GM. En pratique, la commercialisation de ces technologies permettra aux multinationales des semences d’affermir leur emprise sur les semences exclusives et de gruger les droits des agriculteurs.

Monsanto prend le contrôle de Delta & Pine Land et de la technologie des semences Terminator

Dans sa quête d’un empire toujours plus vaste, Monsanto – la plus grosse semencière au monde – a annoncé hier son intention d’acheter pour 1,5 milliard $US la firme Delta & Pine Land, numéro un mondial des semences de coton établie dans le Mississipi (É.-U.). Ensemble, Monsanto et Delta & Pine Land (D&PL) contrôlent plus de 57 % du marché des semences de coton aux É.-U. D&PL a des filiales dans 13 pays, dont certains grands marchés du coton – Chine, Inde, Brésil, Turquie, Pakistan. Cette prise de contrôle assure à Monsanto une position dominante dans le commerce de l’un des produits agricoles majeurs dans le monde.Cela veut aussi dire que des millions d’agriculteurs seront soumis à des pressions encore plus importantes pour adopter les semences de coton génétiquement modifiées (GM).

Pages

Souscrire à Communiqués de presse