Communiqués de presse

Les partisans de la géoingénierie préconisent l’expérimentation de technologies à haut risque

Des normes volontaires pour prendre la planète en otage

Si la plupart des scientifiques ont quitté la Conférence de Copenhague sur le climat plutôt déprimés quant à la force de leur influence, un petit groupe de défenseurs de la géoingénierie en sont sortis enhardis par l’absence de résultats et l’incertitude qui en découle face à l’avenir. Ce groupe de scientifiques souhaite procéder à des recherches et à des expérimentations sur des technologies de géoingénierie controversées, et la « gestion du rayonnement solaire » (GRS) suscite chez eux un réel enthousiasme. La GRS est un type d’intervention permettant de « faire baisser le thermostat de la planète » en réfléchissant une portion des rayons solaires dans l’espace, au moyen d’une variété de techniques allant du déploiement d’écrans parasols dans l’espace à l’injection d’aérosols à base de sulfates dans la stratosphère, en passant par le blanchissement des nuages. Ces interventions très risquées pouvant altérer la planète auraient pour effet d’influer sur le réchauffement climatique sans pour autant s’attaquer à sa cause, qui est la concentration excessive de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Déclaration: Réfléchissons avant d'agir!

LA SOCIÉTÉ CIVILE APPELLE À UNE ÉVALUATION DES TECHNOLOGIES DANS LE CADRE DE TOUTE ENTENTE À COPENHAGUE

Le transfert de technologies constitue l’un des quatre principaux sujets qui seront discutés à Copenhague dans le cadre des négociations sur les actions de coopération à long terme (les trois autres étant l’atténuation, l’adaptation et le financement).  Le texte de négociation intergouvernemental qui fait l’objet de discussions envisage diverses mesures visant à accélérer la diffusion des technologies.

Communiqué de Presse: RÉFLÉCHIR AVANT D’AGIR!

La société civile alarmée face aux solutions technologiques miracles au changement climatique proposées à Copenhague

Plus de 160 groupes de la société civile, englobant des mouvements sociaux et des organisations non gouvernementales (ONG), ont rendu publique unde déclaration conjointe portant sur la technologie, intitulée « Réfléchissons avant d’agir ! ». La déclaration vise à alerter les gouvernements devant l’absence, dans le projet d’entente sur les technologies de Copenhague, de toute mention d’un mécanisme d’évaluation environnementale et sociale fondé sur le principe de précaution.

Toitures blanches, poussière noire et pentes glissantes

Les ingénieurs climatiques prônent des solutions technologiques dans la foulée des négociations mondiales

Le discours prononcé la semaine dernière (May 2009) par Steven Chu, Secrétaire à l’énergie des États-Unis, qui proposait de peindre les toitures et les routes en blanc afin de réfléchir les rayons solaires, pourrait bien constituer une nouvelle tentative de tâter le terrain international sur le sujet controversé de la géoingénierie.[i] « À la veille de la conférence de Copenhague, il importe que la Maison-Blanche déclare de façon non équivoque que le gouvernement américain ne compte pas donner le feu vert à la géoingénierie », a dit Pat Mooney, directeur général de l’ETC Group, une organisation de la société civile vouée à la surveillance des nouvelles technologies et dont le siège se trouve à Ottawa. Préalablement à la rencontre des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) au Danemark, en décembre prochain, les organes subsidiaires de la CCNUCC se réunissent cette semaine et la semaine prochaine à Bonn, Allemagne. « Un travail de peinture planétaire peut paraître anodin, mais ces toitures blanches pourraient constituer un dangereux précédent : l’utilisation d’une technologie en apparence inoffensive qui ouvre la porte à des initiatives plus risquées en géoingénierie », suggère M. Mooney.[ii] La géoingénierie englobe diverses manipulations délibérées à large échelle de l’environnement terrestre, dans le but premier de contrer les effets des changements climatiques.

Les semences-suicide – La suite : le Transcontainer de l’UE transforme Terminator en zombie

TC Group lance aujourd’hui Terminator -La suite, un communiqué sur une nouvelle recherche en rapport avec les semences-suicide et autres technologies relatives aux semences GM (génétiquement modifiées) qui constituent une menace inacceptable pour les agriculteurs, la biodiversité et la souveraineté alimentaire.

ETC Group nous parle aujourd’hui d’une nouvelle cuvée de technologies du génie génétique, présentées comme une solution biosécuritaire à la dissémination non désirée des transgènes de cultures, arbres et plantes pharmaceutiques GM. En pratique, la commercialisation de ces technologies permettra aux multinationales des semences d’affermir leur emprise sur les semences exclusives et de gruger les droits des agriculteurs.

Monsanto prend le contrôle de Delta & Pine Land et de la technologie des semences Terminator

Dans sa quête d’un empire toujours plus vaste, Monsanto – la plus grosse semencière au monde – a annoncé hier son intention d’acheter pour 1,5 milliard $US la firme Delta & Pine Land, numéro un mondial des semences de coton établie dans le Mississipi (É.-U.). Ensemble, Monsanto et Delta & Pine Land (D&PL) contrôlent plus de 57 % du marché des semences de coton aux É.-U. D&PL a des filiales dans 13 pays, dont certains grands marchés du coton – Chine, Inde, Brésil, Turquie, Pakistan. Cette prise de contrôle assure à Monsanto une position dominante dans le commerce de l’un des produits agricoles majeurs dans le monde.Cela veut aussi dire que des millions d’agriculteurs seront soumis à des pressions encore plus importantes pour adopter les semences de coton génétiquement modifiées (GM).

Un "Terminator" juridique menace les cultivateurs franco-africains

Quinze pays francophones de l'Afrique, dont certains comptent parmi les pays les plus pauvres de la planète, subissent des pressions pour céder le droit de plus de vingt millions de petits cultivateurs à conserver et à échanger les semences. La décision d'abandonner la tradition africaine vieille de 12 000 ans de conservation des semences sera entérinée à une rencontre qui se déroulera du 22 au 25 février prochain en République centrafricaine. Les quinze gouvernements auraient reçu la directive d'adopter une loi draconienne sur la propriété intellectuelle touchant les espèces végétales afin de se conformer à une disposition de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui oblige les signataires à "protéger" les obtentions végétales. La loi (dite de type "Terminator", car elle interdit aux agriculteurs de semer des graines "protégées") est également connue, par euphémisme, sous le nom de "Droits de protection des obtentions végétales". Si elle est adoptée, cette loi emporteraient certains des pays les plus pauvres de l'Afrique dans un cartel de propriété intellectuelle dominé par une poignée d'États de l'OCDE menés par les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni.

Un brevet pour la vie

L'aboutissement recent de la negociation du GATT et la signature de la Convention sur la diversite biologique ont place les droits de propriete intellectuelle au premier plan des relations Nord-Sud.
Les decisions prises en la matiere, notamment en ce qui a trait aux ressources du regne vegetal, ont d'importantes implications pour la securite alimentaire, l'agriculture, le developpement rural et l'environnement de tous les pays, au Nord comme au Sud. Pour ces derniers en particulier, l'incidence de la propriete intellectuelle sur les agriculteurs, les societes rurales et la biodiversite revetira une extreme importance.

Pages

S'abonner à Communiqués de presse