Moratoire sur la géoingénierie à la rencontre ministérielle des Nations Unies au Japon

À la rencontre ministérielle des Nations Unies au Japon

À la suite d’une décision par consensus sans précédent, la Conférence des 193 parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) s’apprête à conclure sa dixième rencontre biennale  avec l’adoption d’un moratoire de facto sur les projets et les expériences en géoingénierie. « Toute expérimentation, privée ou publique, ou tout aventurisme visant à manipuler le thermostat planétaire constituera une violation de ce consensus soigneusement élaboré dans le contexte des Nations Unies », a affirmé Silvia Ribeiro, directrice de l’ETC Group pour l’Amérique latine.

L’entente, conclue dans le cadre du segment ministériel de la rencontre de deux semaines, auquel participaient 110 ministres de l’Environnement, demande aux gouvernements de faire en sorte qu’aucune activité de géoingénierie ne soit réalisée tant que les risques que ces interventions présentent pour l’environnement et la biodiversité ainsi que les impacts sociaux, culturels et économiques associés n’auront pas fait l’objet d’un examen adéquat. Le Secrétariat de la CDB a aussi été chargé de faire rapport sur diverses propositions en matière de géoingénierie et sur des mesures potentielles de réglementation intergouvernementale. 

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